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jeudi 19 juin 2003

MON LIVREUR DE PIZZA

Le gars avait une tête à s’appeler Toufik et avait dû dormir lors des coaching « livreurs de pizzas sympas et aimables malgré la chienlit du boulot ».
Je fus alerté par un klaxon nasillard ininterrompu de mobylette .
Je sors intrigué et voit la meule rouge, le gars me balance illico de derrière le portail un agressif :
« y’a pas de sonnette chez vous ? ».
Je lui répond:
" non je sais, mais d’ habitude vos collègues frappent sur le portail mais bien souvent j’entends la mobylette arriver avant, là je ne vous ai pas entendu… désolé ….d’ailleurs est-ce que vous pouvez passer par l’autre portail ( environ 5 mêtres à faire) car celui-ci est bloqué" ( dès qu’il fait chaud la ferraille gonfle et le truc bloque ).
J’entends le mec bougonner .
Rencontre au second portail , il garde son casque et me balance:
« ben à ce portail aussi je suis venu mais y’a pas sonnette non plus »,
je répond « je sais, encore désolé »
« ouais mais c’est chiant quand même, vous pouvez pas mettre une sonnette »
moi : « …… » ( de quoi je me mêle)
Il donne ma pizza et me dit:
« vous avez le bon pour les cocas gratuits ? »
« oui, voila »
Il regarde le bon quelques secondes et dit:
« c’est le vieux ou l’ancien ? »
« de quoi ? »
« ben de bon »
« ben je sais pas , lors de ma commande j’ai dis que j’avais un bon pour 2 cocas gratuits, on m’a dit ok, voilà. »
« oui, mais ça c’est les vieux »
« ben je sais pas, je l’ai reçu il y a un mois environ »
« oh et puis je m’en branle, file moi ton bon et c’est bon »
« ….. !!!! »
il ajoute plus ou moins à lui-même :
« de toute façon, c’est une journée de merde, je suis vénere grave »
j’ai failli lui dire que j’avais remarqué , mais je dis banalement pour faire le gars compréhensif , « moi aussi j’ai eu une journée de merde (c’était d’ailleurs vrai), y’a des jours comme ça »
il renchaine:
« tu veux de l’huile pimentée ? »
« non, merci » ( le monsieur, il veut pas de ton sachet pimenté et surtout il aimerait bien que t’arrête de lui parler comme si on avait chouré des scooters ensemble).
« tu veux la nouvelle carte ? »
« oui ça je veux bien »
il tente d’extirper des menus de la poche de son blouson rouge et n’y arrive pas.
il beugle un :
« putain de bordel, ça fait chier ce truc... »
Au bout de quelques secondes, il y parvient et me tend un menu fripé comme la gueule
de Robert Redford ( voir le Smititivi ).
On en vient à payer. Ma pizza coûtait 10.80 euros et j’avais en monnaie 11 euros pensant bien entendu laisser le solde au gars.
Je lui tend l’argent et le mec dit tout de suite:
« je garde la monnaie, hein ? »
Putain, j’étais sur le cul, on me l’avait jamais faite celle-là. Je laisse toujours suivant mon fond de porte-monnaie un pourboire et là même si il était ridicule , le mec me l’avoine direct sans même me demander mon avis. Si il y a un truc que je déteste, c’est qu’on me force la main.
« ah mon con, t’es vraiment le blaireau de ma journée, ton boulot est galère soit, mais là tu me sembles commercialement incapable de faire autre chose ». Pas de doutes, c’est le cador du commerce, le demi- dieu du job temporaire… des mecs comme lui sont les marronniers de l’ANPE.
Bref dans ma grande mansuétude, je lui ai répondu « bien sûr, gardez la monnaie » et j’étais bienheureux de n’avoir pas eu une pièce de 2 euros car laisser 1.20 ( soit quand même 7.87 francs) à un connard pareil, ça fait quand même mal au cul.


MISSION LOCALE /15 JUILLET 2003 – INTERIEUR JOUR

Le conseiller :
« ben alors Toufik, tu t’es encore fait virer de ton boulot ? »

…invente la réponse de Toufik.