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mercredi 17 mars 2004

SNCF, VIGIPIRATE ET AUTRES POUDRES AUX YEUX

Le week-end dernier, j’étais un voyageur ferroviaire alors même que le plan Vigipirate était au rouge cramoisi.
Etant limite parano de nature, je me suis surpris à observer les moyens déployés et les possibilités de passer entre les mailles de notre soi disant grand plan sécuritaire.

Le constat est pitoyable, en étant un bon terroriste couillu, j’aurais pu faire péter des TGV à tour de bras.
Dès l’aller Nantes Paris, je constate que les range bagages à l’entrée des wagons sont condamnés par deux pauvres bandes scotch rouge et blanche qui n’empêchent personne d’y coller une valise ; ce que finalement certains font en dépit de l’avertissement écrit. Sans doute des étrangers, le papier n’étant même pas traduit en Anglais.
What is Vigipirate darling ? oh, i think there’s some pickpockets sometimes so watch your luggages my dear. La SNCF oublie que les touristes prennent aussi le train.

Passé Angers, je constate en allant au bar qu’un superbe carton scotché est venu se poser dans les étagères interdites. En croisant un contrôleur, je me permets de lui signaler cet état de fait. Le mec à casquette me dit effrayé « vous avez vu le propriétaire redescendre du train ? » « ah ça , je peux pas vous dire, monsieur ». Comme si je m’amusais à mater les allées et venues de tous les passagers, suis pas la DST moi Monsieur !
Bref, 1er trou de sécurité, si le carton avait été une bombe : 300 morts et ce blog orphelin.

Arrivée à Montparnasse puis le métro, je ne croise pas un seul flic ni treillis avec un Famas. Vigipirate ? ah bon, où ça ? Comme Socrates , je ne vois aucun changement du niveau de sécurité.

Retour Paris Nantes : toujours pas un seul flic à l’horizon, pas un seul molosse kaki en gare Montparnasse.
L’accès aux quais et aux trains est comme d’habitude ultra libre, la preuve les mecs qui font la manche dans le métro font maintenant les wagons de trains avant leur départ. Les quais sont bondés, un bon kamikaze ferait facilement avec un costard de dynamite une bonne centaine de morts, et ce blog orphelin.

En cherchant notre wagon, je constate que la porte privée accédant directement derrière le comptoir du wagon bar est ouverte et que personne ne s’y trouve. De superbes placards métalliques entrouverts offrent la vision de planquettes de choix pour une bombe réglée quelques minutes après le départ, ne laissant pas le temps à l’employé de la trouver en voulant servir quelques kros à des bidasses en perm. Superbe trou de nos amis du rail. Boum, re 300 morts et à nouveau ce blog orphelin.

Bon allez, je sais bien qu’il est impossible de tout sécuriser et je me fais l’avocat du diable mais ce qui me fais écrire ces lignes c’est d’avoir vu cet empaffé de Raffarin en visite dans les gares jouer les paternalistes auprès des quidams en leur donnant des petites tapes amicales déclarant « qu’il n’y a rien à craindre, il n’y a pas de danger, il ne faut pas avoir peur ».
Vous étiez pitoyable M. Raffarin avec votre attitude « peuple, ne craint rien, l’état veille ».
Mon cul, oui !
Si une bombe explose la tronche de pauvres voyageurs, vos petites tapes amicales gardez les pour vous car ce sont des grandes dans la gueule que vous aurez en retour.